L’annonce à la famille et ….

19 décembre

Voilà, les choses sont dites, Jules vous a officiellement demandé en épousailles entre le Président et Grand-mère ; bien entendu on parle bien ici du fromage et du café. Aussi, c’est avec une certaine fierté que vous vous pavanez en toutes occasions l’annulaire gauche en avant paré de ce fabuleux zircon à 12 carats dont vous rêviez tant.

C’est le bonheur à l’état pur

Ce week-end avec Jules, vous avez prévu le rallye des familles. Ah quelle joie ! Quel bonheur vous éprouvez à la perspective de faire partager à vos proches la merveilleuse nouvelle, quelle cruelle satisfaction de fourrer votre zircon sous le nez de la cousine Bertille qui n’avait de cesse de vous bassiner avec son mariage de conte de fée… – Nous passerons bien entendu sous silence l’incident de la pièce montée – Bref pour résumer c’est le bonheur à l’état pur… Enfin, presque.

Hé oui presque ! Sinon votre serviteur ici présent ne prendrait pas un malin plaisir à rédiger ce billet et vous faire partager ces petits moments si cruels de la vie mais au combien divertissants !

En ce qui concerne votre famille, vous n’avez pas vraiment de craintes à avoir

Pour tout dire, alors même que vous n’envisagiez pas Jules autrement que comme un bon ami, vos parents eux, avaient déjà établi un contrat à durée indéterminé pour leur futur gendre. D’ailleurs quand vous franchissez le pas de la porte votre mère vous embrasse vivement sur la joue et s’empresse d’entourer Jules de petites attentions. A croire qu’elle vous croyait incasable et ne veut pas prendre le risque de laisser s’envoler le pigeon. Et vas-y que je te bisouille le Jules, et vas-y que « je t’ai préparé ton plat préféré », et vas-y que « laisse-moi prendre ta veste », c’est à se demander si vous êtes vraiment l’enfant naturelle de cette femme. Heureusement, vous pouvez compter sur votre père, après tout vous êtes sa petite princesse… Et bah non même pas, votre père il s’en fiche, il a juste hâte de passer à table.

 

source : MarceloCoimbra

Source : Marcelo Coimbra

Finalement, c’est votre enquiquineur adorable petit frère Pierre-Henry qui remarquera le subtil changement à votre main gauche à l’heure d’attaquer café et digestif. Pauvre Pierre-Henry, vous regrettez soudain amèrement tous les coups bas que vous lui avez fait subir pendant toutes ces années… Mise en situation :

Pierre-Henry : T’as une crampe au doigt ou quoi ?


Vous : Non, pourquoi ?


Pierre-Henry : Alors pourquoi tu tiens ta tasse comme dans le salon de thé de chez Le Nôtre ?


Vous : Mais non pas du tout d’abord !!!

Notez ici que Jules aura manqué de s’étouffer avec son armagnac de 20 ans d’âge à la simple évocation du nom du célèbre traiteur parisien et de votre dernier contact avec ce dernier. Evidemment, dans le même temps, toute la tablée aura remarqué… Enfin… L’anneau, le précieux, le Saint Graal, la promesse d’un pour toujours à votre doigt.

Je vous passerai les effusions de joie et les projets qui ne manqueront pas de fuser autour de cette magnifique nouvelle. Je vous éviterai également les larmes de votre mère qui la gorge serrée par l’émotion vous serrera sur son cœur en vous remerciant de faire de Jules son gendre pour de vrai. Je vous éviterai aussi les yeux humides de votre père un peu perdu à l’idée de perdre sa princesse, mais bien vite consolé à l’idée du super repas que vous allez faire tous ensemble. La surprise viendra finalement de Pierre-Henry qui après s’être assuré que personne ne regarde (sous-entendu tous en train de féliciter Jules) et qui sans même prononcer un mot vous fera comprendre d’un regard et d’un bref câlin à quel point il vous aime et que lui c’est sûr, c’est pour la vie.

Vous savez à quoi on reconnait le bonheur ?

On le reconnait parce qu’il survient comme ça en tout petit morceau au beau milieu de tout le reste ; un reste pas toujours joli. C’est sans doute ce sentiment que vous aurez quand vous penserez tout à coup à la journée de demain. Parce-que demain, c’est dimanche, et dimanche c’est rôti de bœuf chez Belle-maman et Beau-papa. On en parle ou pas ? Evidemment qu’on en parle mais pas tout de suite, pour l’instant dites-vous « qu’il est une autre richesse que celle de l’or ou de l’argent, c’est l’amour de sa famille », alors remplissez-vous le cœur car demain c’est rôti de bœuf !

À suivre : … à sa future belle-famille (enfin surtout sa belle-mère).

By Alex

 

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